Réinsertion par la Marche et le Mouvement

Après plusieurs années de privation de liberté, la confrontation avec l’extérieur est un véritable choc. Pour beaucoup, cette transition est synonyme de rupture, de peur et d’isolement. Comment créer une passerelle durable ?

PROJETS 2026 - 2027

Le Sas : Un Espace de Transition Constructif

Ni tout à fait dedans, ni tout à fait dehors, le « sas » est une étape intermédiaire essentielle. Il transforme le choc de la sortie en une étape constructive.

  • Stabiliser : Offrir un temps de respiration pour ancrer les acquis.
  • Reconstruire : Travailler sur l’estime de soi, la confiance en l’autre et l’autonomie.
  • Réapprendre : Expérimenter des relations saines et désapprendre les mécanismes de survie.
  • Ancrer : Concrétiser le travail personnel dans la réalité.

 

La Voie du « Pas de Côté » : L’Itinérance comme Outil

Pour réussir le passage de l’enfermement à l’autonomie, nous avons choisi de sortir des structures classiques pour privilégier l’itinérance.

Pourquoi la marche plutôt que l’immobilité ?

La marche offre une réponse concrète, physique et symbolique aux défis de la réinsertion. C’est un chemin que l’on choisit de parcourir, un acte de responsabilité.

 

La marche en groupe : Un levier puissant de réinsertion

La marche transforme un apprentissage en une expérience collective qui agit sur trois leviers fondamentaux :

  • Apaisement physiologique : La nature réduit le cortisol et libère des endorphines, sortant de l’hypervigilance.
  • Synchronisation et empathie : Marcher côte à côte crée une coopération non verbale. On passe du « face à face » (confrontation) au « côte à côte » (partenariat).
  • Responsabilisation : La vie de groupe (rythme, repas, logistique) responsabilise face aux autres.

 

Richesse Nomade : Une Remise en Mouvement

La marche n’est pas qu’une activité sportive, c’est une réappropriation de la vie pour 
  • Restaurer la confiance en soi : Atteindre un sommet permet de valoriser l’effort et d’évacuer les tensions.
  • Recréer du lien social : Briser l’isolement et réapprendre le respect d’autrui.
  • Se réadapter au temps réel et projeter son avenir par la lenteur et la réflexion
  • Expérimenter la confiance et comprendre l’utilité du cadre. 

 

Marcher un jour régulièrement

Chaque dimanche, en Belgique, un groupe de sympathisants à la Marche de la Paix et des membres de l’association Transition Justice et Dialogue marchent ensemble.  Le groupe est guidé par des personnes facilitant la marche comme pratique de transformation de notre connexion les uns aux autres, de notre connexion avec la Terre. 

C’est dans ce cadre sécurisé et bienveillant que nous accueillons chaque semaine la personne en permission de sortie.

Modalités pratiques : contacter jean-marie@kintsugi-tjd.be; téléphone : 0472/23 95 69

 

4 mois de marche de la Paix 

Le pèlerin est celui qui voyage à travers les champs. La paix est un mouvement, une quête, une danse sans cesse renouvelés.

Le Marche de la Paix de 4 mois est ouvert à tous (croyants, athées, citoyens, personnes en réinsertion) de mai à fin août, d’Orval (Belgique) à Sarajevo (Bosnie) pour 2026.

  1. Soutien : l’accompagnement par un.e formateur.rice de l’association est assuré avant, pendant et après. 
  2. Responsabilités partagées : gestion du budget, logistique, cuisine, logement, attention au groupe, … 

 

Découvrez l’article dans « Actualités » : « Et si la réinsertion se faisait pas à pas ? L’itinérance comme passerelle vers la liberté »

 

Façonner l’Avenir : L’Innovation Sociale

La Marche est une réappropriation de la vie.

Par la cohésion et le mouvement, nous passons de l'état de "détenu" à celui de "citoyen". C'est une méthode innovante de justice restauratrice, une transition douce, adulte parmi les adultes.